antibiotiques Le recours systématique à ce remède miracle est désormais déconseillé: lors des consultations ambulatoires, la plupart des infections sont virales et les bactéries deviennent toujours plus résistantes.
Qui a encore le temps d’être malade? Quand ça tousse, que ça crache ou que ça fait mal, on court chez le médecin pour être sur pied au plus tôt: une ordonnance musclée réglera vite le problème.
Mais gare aux faux...
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Un organisme sain fonctionne comme un écosystème. L’antibiotique perturbe cet équilibre et certaines bactéries développent des gènes résistants pour s’en protéger, en produisant par exemple un enzyme qui le désactive: le médicament perd alors toute efficacité.
Les infections dues à des bactéries résistantes font chaque année quelque 25 000 morts en Europe et 23 000 aux Etats-Unis. La Suisse n’est pas en reste avec 276 décès en 2015. Plus de 25% des pneumocoques (Streptococcus pneumoniae) recensés dans le monde sont ainsi insensibles à la pénicilline.
La Suisse a lancé en 2015 la Stratégie nationale Antibiorésistance («StAR») qui vise à promouvoir l’usage des antibiotiques à bon escient dans les domaines de la médecine humaine et vétérinaire, ainsi que dans l’environnement.
La lutte contre l’utilisation excessive et inappropriée d’antibiotiques, par exemple, pour traiter des maladies virales, s’inscrit dans cette logique. Des efforts sont aussi faits du côté de la prévention, en encourageant par exemple la lutte contre le tabagisme passif ou la vaccination contre le pneumocoque.