Avec quoi les boire?
Avec ses arômes de garrigue et d’épices, un bon côtes-du-rhône, corsé et capiteux, accompagne la cuisine méditerranéenne. Solide, en cuisine il se prête aux marinades et s’accommode du même coup à des plats en sauce (daube, ragoût, etc.). Quand la syrah domine ce rouge obligatoirement d’assemblage, les côtelettes d’agneau grillées lui conviennent, alors que les mets épicés de la cuisine chinoise (viandes à l’aigre-doux) font bon ménage avec des vins, aux arômes parfois confits, marqués par le grenache.
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Le cerveau sensible au prix
Quand le jury de Tout Compte Fait déguste «à l’aveugle», c’est-à-dire à bouteille masquée, il n’a connaissance ni de l’origine exacte ni du prix du vin jugé. A juste titre, si l’on en croit une étude américaine, rendue publique à la mi-janvier. La Graduate School of Business de Stanford et l’Institut californien de technologie s’y sont mis à deux pour arriver à la conclusion que le cerveau est directement sensible au prix du vin. Jusqu’ici, on croyait qu’il y avait un décodage intermédiaire et que le marketing conduisait à un comportement. Selon cette étude, le passage est direct: quand le cerveau est informé qu’un vin est cher, le cortex orbito-frontal médial, soit la partie qui exprime le plaisir, est activée, même si les papilles ne sont pas en fonction. Cela signifie pour le commun des consommateurs qu’un vin cher est un bon vin. «Les commerçants vont y réfléchir à deux fois avant de baisser leur prix», commente logiquement un des auteurs de l’étude, dans une dépêche d’agence reprise par le site internet www.lexpress.fr. De fait, les dégustations de Tout Compte Fait ont démontré régulièrement que les vins parmi les plus chers du thème choisi sont rarement les meilleurs.