Témoignage
Complexité actuelle
L’une de nos lectrices (1) a contacté la rédaction de Ma Santé pour témoigner de la difficulté, voire l’impossibilité, de contester deux factures d’hôpital, l’une d’un montant de 200 fr., l’autre de 150 fr. La raison: «ces traitements qui n’ont pas eu lieu»!
Elle a dû écrire douze courriers, six à son assureur, deux au médecin de l’hôpital, un à la Fédération des médecins suisses et trois au service de médiation de la Société médicale de son canton. Ces échanges se sont étendus sur plus de huit mois.
Après plus de 2 mois d’échange de courriers, notre lectrice a reçu de son assureur le message suivant: «notre assurance, dans la position actuelle, n’est pas tenue d’interférer sur les contestations entre le patient et le médecin, pour des consultations ambulatoires. A toute fin utile, nous vous invitons à prendre contact avec la FMH, le département «Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire». Eu égard à ce qui précède, nous pourrons intervenir pour l’annulation de ladite facture uniquement sur demande du médecin qui a établi la note d’honoraires.»
Or, la recommandation de s’adresser à la FMH n’est probablement pas la meilleure. Notre lectrice aurait dû être orientée vers l’instance de médiation de la société médicale de son canton. Tenace, elle a spontanément contacté le médiateur qui, de son côté, a dû adresser plusieurs courriers au médecin traitant pour obtenir des explications sur le contenu de ces factures…
Un témoignage, parmi tant d’autres, qui démontre la complexité de la vérification, aussi légitime que légale, des factures médicales.
(1) Nom connu de la rédaction