Avec quoi les boire?
D’une texture équilibrée, les meilleurs vins rouges du sud du Portugal accompagneront les viandes grillées, bœuf, côtelettes d’agneau et magret de canard. Les vins les plus rustiques se contenteront de porc, en saucisses, en fricassée ou en cochon de lait rôti. On peut aussi les servir, tous, sur des pâtes ou un risotto.
Une pépinière de cépages autochtones
«Le Portugal, c’est le Valais de l’Europe!» s’est exclamé le nouveau venu de notre jury, Jérôme Aké Béda, chef sommelier de l’Auberge de l’Onde, à Saint-Saphorin (VD). La comparaison est audacieuse… mais justifiée. Sur les quelque 240 000 hectares de tout le pays (pour 750 millions de litres en moyenne), plus de trois cents cépages ont été recensés et même le double, compte tenu des synonymes. Outre l’aragonés, nommé tinta roriz dans le Douro (et tempranillo en Espagne), le castelão peut être «nacional» et s’appeler aussi camarate ou «francês» et être alors de la periquita, selon la région où il est planté!
Dans les années 1980, certains domaines ont misé sur des cépages internationaux, comme le cabernet sauvignon, le merlot et la syrah, avant de revenir aux variétés locales. Certains producteurs les vinifient purs, en plus des assemblages. Au nord, de grands espoirs reposent sur le touriga nacional, un des plus remarquables cépages rouges du monde, mais qui n’est pas cultivé dans les sols légers, minéraux et sous le climat aux hivers tempérés et aux étés chauds de l’Alentejo.