12 déos en sprays: pas idéal pour les poumons
Les gouttelettes projetées par beaucoup de déos en spray sont si fines qu’elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons, et cela n’est pas toujours sans conséquences.
Les déodorants en spray garnissent les rayons des grandes surfaces. Mais sont-ils totalement inoffensifs pour la santé? Afin de le savoir, nous en avons acheté douze de différentes marques, dont cinq destinés...
Les critères du test
La société Wori, à Bobritzsch (Allemagne), a analysé la taille des gouttelettes diffusées par les déodorants en spray. Les mesures ont été effectuées à 15 centimètres du vaporisateur avec un laser optique.
- Microparticules inhalables – Les particules dont le diamètre est inférieur à 10 millièmes de millimètre pénètrent profondément dans les poumons où elles peuvent provoquer des inflammations responsables de toux et d’expectorations. Pour les personnes fragiles, cela peut mener à un rétrécissement des voies respiratoires susceptible d’entraîner des crises d’étouffement.
Le laboratoire Eurofins Consumer Product Testing, de Hambourg, a, lui, traqué les matières préoccupantes. - Substances aromatiques allergènes – Depuis 2007, les fabricants doivent déclarer séparément
26 substances hautement allergènes quand leur présence dépasse 10 mg/kg. - Composés de muscs polycycliques – Ils s’accumulent dans le corps humain ainsi que dans l’environnement et se décomposent mal. Ils sont notamment accusés de perturber le patrimoine héréditaire et d’influencer le taux hormonal. La loi ne fixe pourtant pas de limites maximales.
- Sels d’aluminium – Ils rétrécissent les pores et réduisent la formation de sueur. Les personnes sensibles réagissent par des irritations de la peau et des démangeaisons.
Pas plus d’une application par jour
Beaucoup de déodorants contiennent des sels d’aluminium. Ces derniers ont la propriété de resserrer les pores de la peau et donc de limiter la transpiration. Leur efficacité est avérée, mais ils peuvent provoquer des irritations de la peau, et des démangeaisons chez les personnes sensibles. Il est donc conseillé de les utiliser avec parcimonie, pas plus d’une fois par jour. Les personnes qui transpirent beaucoup et en sont incommodées peuvent s’adresser à un dermatologue. Celui-ci prescrira un déodorant dont la teneur en sels d’aluminium est supérieure à celle des produits vendus dans le commerce. Certains sites internet font état d’un lien entre le cancer du sein et les sels d’aluminium. La Ligue suisse contre le cancer estime qu’il s’agit d’une information erronée. Selon elle, il n’existe pas, à ce jour, de preuves scientifiques permettant d’affirmer que les déodorants peuvent être à l’origine de cancers du sein. Ce point de vue est partagé par l’American Cancer Society.



