Dans la cour des grands d’Espagne
Pour ses 25 ans, l’Institut d’exportation des vins (ICEX) a invité à Madrid, en février dernier, une brochette de journalistes de toute l’Europe. On y était, seul Suisse avec René Gabriel, l’expert acheteur de Mövenpick. Comme on était à Cologne, aux «Tempranillos al Mundo» en mai 2006, concours qui, après Copenhague et avant Shanghai, a désigné parmi 355 vins son champion du monde, le Pago de los Capellanes Riserva 2002, DO Ribera del Duero.
A Madrid, à noter parmi les réussites, en 100% tempranillo, le Gran Fontal 2001 (DO Mancha – 12 euros), l’Abadia Retuerta Pago Negralada 2003 (VT de Castilla y Leon, propriété de Novartis, 60 euros) et deux vins de Mariano Garcia, l’ex-œnologue du légendaire Vega Sicilia, le San Roman 2003 (DO Toro – 20 euros) et l’Aaltos PS 2001 (DO Ribera del Duero – 60 euros) ainsi que le Pago la Jara 2003 (DO Toro – 34 euros) d’une autre vedette, Telmo Rodriguez. Et, parmi les riojas, le Mirto 2004 (30 euros), moins onéreux que les icônes de la même région que sont la Vina El Pison 2004 des Bodegas Artadi (155 euros) ou le Cirsion 2001 des Bodegas Roda (150 euros). Des vins rares, mais qui démontrent que l’Espagne a les moyens de ses ambitions.