La Barbera au parfum de scandale
Les vins rouges italiens ont la cote. Les Suisses en ont bu 46 millions de litres en 2006, contre 38 millions de rouges français, 28 millions de rouges espagnols et 51 millions de litres de rouges suisses, légèrement devant les blancs, pour la première fois de l’histoire!
La Barbera a mis vingt ans pour revenir d’un scandale de vins frelatés qui vida les caves dans la rivière Tanaro colorée en rouge en une nuit, selon un témoin de l’époque… Depuis trois ans, la Barbera a même son concours international, sponsorisé par la région Piémont, à Alessandria, en novembre. Ce cépage occupe un tiers du vignoble piémontais, vaste comme la Suisse (15 000 hectares). Deux Barberas d’Asti Superiore ont remporté le titre de champion: le «Tre Roveri» 2003 du domaine Pico Maccario à Mombaruzzo, en 2005 et le «Païon» 2004 de la Tenuta La Fiammenga, à Cioccaro, en 2006. Pour Donato Lanati, œnologue vedette piémontais (www.enosis.it), la Barbera produit «des vins très divers: tout dépend de la qualité du raisin au départ.» Ces dernières années, la région, en cartographiant ses terroirs et en développant plusieurs clones, a fait un gros effort. Payant!