La viti-viniculture valaisanne réfléchit à son avenir
Périodiquement, le Valais — un tiers du vignoble suisse et seul canton où la viticulture est un secteur agricole prépondérant — trace des plans sur la comète. «Le groupe de VITI 2006 avait fixé les spécialités valaisannes, rouges et blanches, à 25% de la production. La vendange 2006 a montré qu’on se situe à 26%», rappelle Jacques-Alphonse Orsat. Dans la foulée, le Valais vient de mettre en chantier VITI 2015. Outre les instances politico-administratives cantonales, ce chantier s’est adjoint le professeur de marketing de l’Université de Lausanne, Bernard Catry, chargé du «coaching scientique». «Il faut qu’on nous amène des idées pour qu’on puisse définir l’axe de présence sur le marché. Et qu’on nous dise ce qu’on doit faire et, surtout, ne pas faire!» explique M. Orsat. Cette réflexion intervient à un moment idéal: grâce à des millésimes peu productifs comme 2003, 2005 et 2006, «il n’y a pas d’excédents, même pas sur le marché du vin rouge» (plus de 60% du vignoble valaisan planté en cépages rouges), explique le nouveau président de l’IVV. Il s’agira notamment de répondre à cette question: «Que recherche le consommateur dans nos produits?» Réponses, prêtes à l’emploi, à fin 2008.