«Vin vaudois» et arbre de Noël
Sur les étiquettes, tout est fait pour différencier les produits, certes, mais aussi pour égarer le consommateur. Classés 2e et 5e de notre dégustation, des vins peu chers, sans fioriture, sinon, pour le «Bonnes Terres», le label «Lauriers d’or du terroir» de la commission de dégustation Terravin, comme le 10e. Les 6e et 8e sont, eux, membres du club fermé des Clos, Domaines et Châteaux, un tantinet plus sévère que l’AOC dans l’attribution d’une banderole distinctive. Dernier classé, un Grand Cru Bio (label Bourgeon), sans oublier la surenchère des qualificatifs ronflants, déjà évoquée dans le texte. «Il faut simplifier et améliorer la lisibilité», reconnaît Gilles Cornut, directeur technique d’Uvavins et président de la Communauté interprofessionnelle du vin vaudois. Ces deux derniers mots, au singulier et en français, deviendront le dénominateur commun des vins par la volonté de l’Office des vins vaudois (OVV). Mais «Vin Vaudois» n’exclura aucun autre terme sur l’étiquette. Son logo, scellé dans le verre de la bouteille, rajoutera une boule au sapin de Noël…