Mais d’où vient ce goût de tourbe?
On peut aimer — ou détester! — le fort «goût de tourbe», signature de certains whiskies. Ce puissant arôme provient d’abord de la transformation de l’orge en malt. La céréale est mouillée et étendue pour qu’elle germe. Ce processus est stoppé, pour conserver un goût particulier, par séchage des graines dans un four. Le combustible qui alimente ce four est de la tourbe. Plus on en brûle et plus l’orge qui sera distillée ensuite s’en imprégnera.
Le hic, c’est que les malteries ont été fermées pendant la crise de 1960. Avec la nouvelle vogue du whisky «single malt», dès les années 1980, les propriétaires de distilleries ont centralisé les malteries. Notre vainqueur, Bowmore, comme Laphroaig et Springbank, font exception: ces distilleries ont encore leur propre malterie.
L’entreposage des fûts dans un climat balnéaire peut aussi favoriser un goût iodé. Mais la plupart des whiskies sont maturés dans des chais communs dans la banlieue d’Edimbourg. On est donc loin des normes viti-vinicoles qui exigent une matière première d’une zone délimitée et une mise en bouteille au château!
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