La Bourgogne, une grande région (trop) compliquée
Avec sa centaine d’appellations d’origine contrôlée (AOC), la Bourgogne n’est pas facile à appréhender, de Chablis à Mâcon. La Bourgogne, du nord au sud, se divise en cinq régions: Chablis (dévolu au blanc), la côte de Nuits, proche de Dijon, la côte de Beaune, la côte Chalonnaise et le Mâconnais (qui jouxte le Beaujolais, parfois classé dans la «grande Bourgogne»).
On y produit, bon an mal an, 200 millions de bouteilles pour 26 500 hectares de vignes, dont 63% de blanc. Le raisin dont il est issu, le chardonnay (46%), devance le pinot noir (36%). Gamay dans le Mâconnais (11%) et aligoté (blanc, 6%) complètent l’encépagement. Et 53% des vins sont produits en «appellations régionales» (12 800 ha — rappel: la Suisse 15 000 ha), 35% en «appellations communales», 10% en «premiers crus» (570 «climats», soit des parcelles cadastrées et classées) et, au sommet de cette pyramide, 2% de «grands crus» (33 dénominations pour 550 ha, dont 360 de rouge).
Un peu plus de la moitié des vins de Bourgogne sont exportés. Et 2700 domaines, 110 maisons de négoce et 17 caves coopératives se partagent la production, évaluée à 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel. Pour en savoir plus: www.vins-bourgogne.fr