Le prix (biaisé) de la mondialisation
Attaque classique contre les grands distributeurs: en Suisse, ils gagneraient sur deux tableaux. Pour les vins, ils font pression sur les producteurs indigènes, mais le prix, relativement élevé, qu’accepte de payer le consommateur permet de vendre cher des produits importés où la marge est importante.
Pourtant, les chiffres ne peuvent pas faire endosser à la grande distribution le rôle de fossoyeur de la viticulture suisse. Depuis l’ouverture des frontières, en 2001, l’importation des vins blancs se situe certes autour de 23 millions de litres, soit un tiers de la consommation des blancs, mais elle est stable. Il est vrai que, jusqu’à l’assouplissement des contingents dès 1995, la part du vin suisse était de 100%!
Pour les rouges, l’importation à hauteur de 134 millions de litres en 2005 n’a jamais été aussi basse depuis 2001 (année record: 142 millions). La preuve, vraisemblablement, que la consommation du vin a chuté l’an passé en Suisse. On parle de 10%: confirmation par l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) à la fin du mois.