2,4 millions de francs pour accroître la notoriété
Selon l’enquête de l’Institut M.i.S-Trend 2004 sur le vin suisse, la notoriété des «spécialités» valaisannes est faible: 20% des Suisses sondés citent spontanément le johannisberg, 14% la petite arvine, 12% l’humagne rouge, 9% la syrah, 8% la malvoisie et 4% le cornalin. L’IVV a donc décidé d’étaler une campagne de promotion, axée sur ces cépages, durant trois ans, à coup de 800 000 fr. par an entre 2004 et fin 2006. Reste que la présence des 2004 dans les supermarchés «pose un problème de positionnement», explique Pierre Devanthéry. Car, dans l’esprit de l’IVV, les spécialités sont des «produits de haut de gamme».
«On ne peut pas faire rêver le consommateur si la qualité n’est pas au rendez-vous», constate le directeur de l’IVV. L’interprofession a repris à son compte les dégustations de l’AOC (appellation d’origine contrôlée). Et 727 vins ont été dégustés en 2005. Ce que les Français nomment le «suivi aval de la qualité» reste pourtant marginal: 90% des échantillons dégustés ont été prélevés chez le producteur. Et 10% dans les lieux de vente. Seuls 5% (une quinzaine de vins) ont été recalés, sous réserve de recours.