Une sévérité toute relative
Dans le monde du vin, les notes partagent autant qu’à l’école. Par expérience, on sait qu’il est difficile d’obtenir un consensus sur des rosés. Au récent Concours suisse des maîtres conseillers en vins de France (www.mcvf.ch), sur 11 rosés, deux ont obtenu une «médaille d’or», soit 18% des vins. La proportion de vins distingués monte à 43% en blanc et 40% en rouge, pour trois fois et dix fois plus de vins jugés!
Deuxième facteur, Tout Compte Fait publie les notes de tous les vins dégustés. Les concours internationaux ou nationaux ne donnent ni le pointage ni même la liste des vins qui y participent. Enfin, les échelles ne peuvent se comparer: le quotidien vaudois 24 heures note sur 20, mais à plus de 16, le vin est déjà jugé «très bon»; entre 15 et 16, «bon»; au-dessous, «moyen». Seules six à huit bouteilles par test sont notées et commentées. Quant au magazine Vinum, il qualifie, de 12 à 13,9, un vin de «correct»; de 14 à 14,9, «qui mérite attention»; de 15 à 15,9, «très bon vin», etc. En mai, le mythique pomerol Château Pétrus 2002, a obtenu 19 points, soit à la limite inférieure du «hors concours».