Les règles du jeu
Des lecteurs nous ont signalé que le prix des vins indiqués dans les tableaux, comme ci-dessus, n’est pas toujours celui des supermarchés. Cela s’explique. Lorsqu’un vin est en promotion, ses ventes peuvent être multipliées par cinq, voire davantage...
Ces «actions» sont annoncées: avant Pâques, Coop proposait du Château Mercuès à 10 fr. 90. De quel millésime? Il s’agissait bien du 2000, mais le distributeur ignore volontairement les millésimes dans ses publi-cités! Dans un autre cas, un vin avait été acquis au prix indiqué, puis, entre l’achat et la parution du test, il est entré dans l’assortiment de Denner à un prix plus élevé.
Plus curieux encore, deux étiquettes du Cahors Château de Grezels cohabitaient pêle-mêle dans le même casier à Magro (à Etoy/VD). A la caisse, le code-barres indiquait pourtant un seul prix, alors que la dégustation montre qu’il s’agit, dans le même millé-sime (2002), de deux vins différents.
Moralité: le consommateur doit rester vigilant sur les étiquettes, les millésimes et les prix. Et, rappel utile, la dégustation de notre jury se déroule à l’aveugle (sans voir l’étiquette du vin dégusté). Le prix n’est pas un critère de notation: seule l’«analyse sensorielle» compte pour l’établissement de la note.