La fin des châteaux gigognes
Entre les deux plus mal classés de notre dégustation, Grand Clapeau Olivier 1999 et Grand Clapeau 2001, le seul à ne pas afficher le label Crus bourgeois, quelle différence? La réponse est à Bordeaux, chez le négociant Cordier. «Jusque au millésime 2002, il est possible d’avoir deux noms différents pour un même château, pour des raisons commerciales. Ensuite, ce sera terminé», explique Daniel Bolzan, le directeur export du groupe. Il assure que c’est le même vin qui est embouteillé sous les deux étiquettes...
Plus subtile était l’utilisation du terme «bourgeois» pour masquer un deuxième ou un troisième vin d’un château connu. Bref, avant la publication du nouveau classement, les «bourgeois» pratiquaient l’anarchie. «Nous avons voulu rendre lisible et compréhensible la hiérarchie pour que le consommateur ait désormais un repère solide», confirme Dominique Hessel. Plus question de châteaux paravents ou gigognes... Chez Cordier, on insiste aussi sur la notoriété retrouvée des négociants: «Les vins de marque sont passés d’un tiers à deux tiers des ventes des bordeaux génériques entre 1995 et 2001.»