La jungle des remboursements
Quatre médecines dites «complémentaires» sont quand même remboursées par l’assurance de base:
- l’homéopathie;
- la médecine traditionnelle chinoise, y compris l’acupuncture;
- la médecine anthroposophique;
- la phytothérapie.
Elles sont remboursées si le médecin a suivi la formation de spécialiste, en complément au cursus traditionnel. Les consultations et les prescriptions sont soumises à la franchise (entre 300 fr. et 2500 fr.) et à la quote-part (10% de la facture, jusqu’à 700 fr. par an). Les médicaments et préparations prescrits sont pris en charge s’ils figurent sur la liste des spécialités (LS).
Pour les autres approches, de l’ostéopathie à la pose de sangsues, et si le thérapeute n’est pas médecin, il faut se tourner vers l’assurance complémentaire, en prenant les précautions suivantes.
- Vérifier, sur le site de l’assureur, que la thérapie soit remboursée, même si on a contracté une police pour les médecines douces. Chaque compagnie a élaboré ses propres règles.
- Vérifier que l’intervenant soit reconnu. La plupart des assureurs se basent sur le Registre des médecines empiriques (RME) ou la Fondation suisse pour les médecines complémentaires (ASCA). Certaines compagnies (Visana et EGK) ont élaboré leur propre système d’évaluation.
Si toutes ces conditions sont remplies, il faudra encore payer la franchise et la quote-part (jusqu’à 25%) prévues dans la police. Chez Assura, le remboursement de chaque séance est ainsi limité à 80 fr. La plupart des contrats fixent un plafond annuel au-delà duquel il faudra mettre la main au porte-monnaie.