Vers une régulation de la vente?
Ces champignons chauffants en plein air n’ont pas de sens d’un point de vue énergétique et climatique, selon l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Exit aussi l’argument du courant vert: les chauffages extérieurs alimentés à l’électricité renouvelable demeurent inefficaces, assure Felix Nipkow, de la Fondation suisse de l’énergie. Les tours intelligentes à infrarouge permettent d’éviter les pertes de chaleur en chauffant directement surfaces et corps, mais consomment encore trop de kW/h, de même que les radiateurs prêts à brancher. Alors, faut-il interdire la vente de ces engins énergivores? Pour Les Verts, des restrictions fédérales offriraient plus de clarté, une fois passé le régime d’exception lié au Covid-19. Le problème écologique posé par ces chaufferettes «ne pourrait sans doute être désamorcé que par une interdiction de vente», abonde Oliver Brenner, de la Conférence des directeurs cantonaux de l’énergie. Cette mesure devrait être édictée par la Confédération, seule compétente pour légiférer sur les appareils, selon la Constitution. Un avis que ne partage pas l’OFEN: c’est aux cantons de renforcer, au besoin, leurs législations sur l’énergie.