Des taxes qui rapportent gros
La taille du marché du carburant en Suisse permet à la Confédération de toucher une partie non négligeable de ces recettes fiscales par le biais des diverses taxes sur l’essence. Selon les projections de l’Administration fédérale des finances, l’impôt et la surtaxe sur les huiles minérales devraient représenter un total de 4,69 milliards de francs en 2022. Soit 6% des recettes fiscales prévues par la Confédération. Environ les trois quarts de cette somme seront ensuite affectés à la circulation routière et au trafic aérien. Les recettes restantes sont partagées entre la Caisse fédérale et les fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomérations.
Neuchâtel parmi les moins chers
Compte tenu de leur situation géographie et de leur proximité avec la raffinerie de Cressier, les Neuchâtelois bénéficient souvent d’un meilleur prix à la pompe. Les tarifs au litre peuvent coûter jusqu’à 20 centimes de moins que dans le canton de Genève, par exemple. Cependant, inutile de faire de trop grands détours pour bénéficier des meilleurs tarifs. Selon le TCS, pour une voiture de 35 000 francs au prix neuf avec un kilométrage de 15 000 kilomètres annuels et une consommation de 7,3 l./100 km en moyenne, l’usage du véhicule revient à environ 70 centimes par kilomètre. Attention, donc, aux fausses économies.
Des habitudes à changer pour économiser
Pour le porte-parole du TCS, de nombreuses astuces permettent de limiter sa consommation d’essence et ainsi voir sa facture de carburant diminuer de quelques précieux francs. En vérifiant la pression des pneus et en évitant les poids inutiles, un conducteur peut déjà limiter ses dépenses. L’expert conseille également de rouler de manière économe en énergie. En clair: utiliser le rapport de la boîte de vitesse le plus élevé possible (passer assez vite aux vitesses supérieures, même à une faible allure), accélérer de manière franche et rapide, changer de rapport le plus tôt possible et rétrograder tardivement.