
Faire la vaisselle à la main est une corvée qui peut s’avérer plus ou moins fastidieuse selon l’efficacité du détergent utilisé. Notre test, qui porte sur douze produits dont les prix varient entre 80 centimes et...












Le laboratoire SGS Institut Fresnius à Taunusstein, en Allemagne, a testé pour nous 12 liquides vaisselle. Voici comment les experts ont procédé:
Les experts ont commencé par enduire des assiettes plates d’un mélange de graisse végétale, de beurre, d’huiles d’olive et de tournesol, de suif de bœuf, de saindoux, de crème fraîche, de margarine, de farine de blé, de lait en poudre, d’eau et de colorant. Pour contrôler l’efficacité contre la graisse, la part des matières grasses était plus élevée et, pour le test de l’amidon, les matières amidonnées avaient le dessus.
Ensuite, ils ont fait chauffer 5 litres d’eau à 45 degrés auxquels ils ont ajouté du détergent selon les doses indiquées sur la bouteille.
Ils ont frotté une assiette après l’autre à l’aide d’éponges en effectuant 20 tours sur le devant et 6 tours derrière. Et ce, jusqu’à ce que la couche de mousse sur le liquide de lavage ne se referme plus pendant au moins 15 secondes, partant du principe que les consommateurs remettent du produit lorsqu’il n’y a plus de mousse. Plus d’assiettes sont lavées, plus le liquide est considéré comme efficace.
Les experts ont enduit des plaques d’acier inoxydable d’une masse à base de pâtes – pour le test de l’amidon – d’un mélange huileux – pour la graisse et de viande de poulet – de blanc d’œuf et d’huile – pour le test des protéines. Ils ont fait sécher la saleté à haute température. Ils ont ensuite mis du produit dans un litre d’eau à 60 degrés et ont laissé tremper les plaques pendant 10 minutes. Un robot a ensuite passé une éponge imbibée d’eau de lavage sur les plaques à raison de 20 mouvements de nettoyage par minute. Au final, la propreté des plaques a été évaluée après 20 mouvements pour la graisse et l’amidon et 100 mouvements pour les protéines.
Plusieurs produits de notre test se targuent d’un attribut «écologique». Il faut savoir que les termes «écologique» ou encore «facilement biodégradable» ne sont pas définis dans l’Ordonnance sur les produits chimiques, indique l’Office fédéral de l’environnement. En réalité, aucun produit vaisselle n’est véritablement bon pour l’environnement. Mais, en suivant quelques règles, on peut réduire l’impact de la vaisselle pour la nature.