Le meilleur réflexe: se documenter sur ses actions
Le risque de greenwashing (écoblanchiment) ne doit pas décourager les investisseurs en quête de durabilité, selon Shema Mitali, chercheur auprès du Geneva finance research institute (GFRI) de l’Université de Genève. Son premier conseil est de consulter les fiches d’information sur ces fonds, à l’instar de ce que notre lecteur meyrinois a fait.
«Ces actions sont un produit comme un autre. Tout comme pour ses courses au quotidien, il est préférable se renseigner sur ce qu’on achète.» Aux banques, en parallèle, de s’adapter à la demande et de fournir des informations claires. Depuis 2009, les fonds d’investissement aux Etats-Unis sont par exemple tenus de communiquer des résumés dans un langage simplifié.
Le spécialiste en finance durable note un intérêt accru pour les fonds estampillés «ESG»: «Les jeunes générations veulent investir plus proprement.» Un bond des placements ne laisse-t-il pas craindre une bulle spéculative? L’important est que ces fonds gardent une connexion avec l’économie réelle et les entreprises plus durables répondent à un besoin tangible, explique Shema Mitali. Autre bonne nouvelle: la Commission européenne travaille à des écolabels répondant à des standards clairs. La Confédération pourrait s’en inspirer ensuite, ce qui faciliterait la tâche des épargnants suisses.