GROSSOPHOBIE Les patients en surpoids ne veulent plus être montrés du doigt: l’obésité est une maladie chronique et complexe, que la volonté seule ne permet pas de guérir.
«Ce n’est pas compliqué: il n’y a qu’à manger moins et bouger plus. Vous ne prenez pas soin de vous!» Céline Gremaud n’a pas eu besoin de se creuser la tête longtemps pour les répliques de la vidéo de sensibilisation à...
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L’apparition sur le marché d’un nouveau médicament permet de renforcer l’effet de la thérapie. Prescrit depuis plusieurs années pour traiter le diabète de type 2, il a montré son efficacité, à dose plus élevée, dans la prise en charge de l’obésité et ce, sans effets secondaires dévastateurs. Son action stimule la sensation de satiété et permet d’espérer une perte de poids de 10%, voire davantage avec un accompagnement adéquat. Cette substance de la famille des incrétines est prise en charge par l’assurance maladie de base depuis 2020 sous certaines conditions.
Du côté de la chirurgie bariatrique, les opérations les plus courantes consistent à retirer les deux tiers de l’estomac (sleeve gastrectomie) ou à modifier le circuit alimentaire en réduisant aussi la taille de l’estomac (bypass gastrique). L’intervention permet au patient de perdre du poids pendant quelques mois, mais elle implique de prendre des compléments alimentaires à vie. La chirurgie bariatrique ne devrait en outre jamais être envisagée avant d’avoir suivi un traitement multidisciplinaire adéquat. En effet, si on ne remonte pas à la source du problème, le risque de reprise pondérale est important. Un suivi post-opératoire attentif est nécessaire pour accompagner le patient sur la durée.