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A quoi sert vraiment le Nutri-Score?
«Il vise à aider le consommateur à comparer les produits d’une même catégorie et à faciliter son choix», explique Serge Hercberg, le père du Nutri-Score. «Au niveau sanitaire, son but est de contribuer à réduire les maladies cardio-vasculaires.» Le chercheur et son équipe ont publié l’an dernier une étude évaluant que 3,4% des décès dus à des maladies non transmissibles liées à l’alimentation peuvent être évités grâce au Nutri-Score.
Mais attention, il faut comparer ce qui est comparable, souligne le professeur Hercberg. Au sein d’une même catégorie de produits, les notes peuvent varier. «Nous avons par exemple constaté que les pizzas quatre-fromages obtiennent des notes allant de C à E.»
Si cela semble simple, des incompréhensions subsistent. Certaines personnes sont par exemple surprises de voir un C orange affiché sur les huiles d’olive que l’on dit pourtant bénéfiques pour la santé. «C’est qu’il faut comparer l’huile d’olive aux autres matières grasses», explique le professeur à la Sorbonne. On remarque alors que, par exemple, l’huile de tournesol est classée D. En conséquence, on privilégiera l’huile d’olive à d’autres huiles (lire page 8).
La Suisse a adopté le Nutri-Score et travaille à son introduction. Celle-ci se fera de manière volontaire, la branche de l’agro-alimentaire s’étant battue pour éviter une obligation, souffle l’Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV). Pour l’instant, le système de notation n’est pas encore très répandu. Pour combler cette lacune, Ma Santé et Bon à Savoir mettent à disposition l’application Nutriscan+ qui permet de visualiser le Nutri-Score des produits directement sur son téléphone portable (voir ci-contre).