

Mauvaise nouvelle pour les baigneurs: s’enduire de crème avant de sauter à l’eau n’exempte pas de le refaire après, même s’il s’agit d’une protection supposée «waterproof». Notre test le montre: tous les...








L’Institut Dr. Schrader de Holzminden (D) a analysé huit crèmes et sprays solaires censés résister à l’eau, selon les critères suivants.
1. Protection contre les UVB
Le soleil envoie plusieurs sortes de rayons ultraviolets dont la longueur d’ondes diffère. Les UVB sont les rayons à ondes courtes. Principaux responsables des coups de soleil, ils peuvent aussi provoquer des cancers de la peau. L’indice de protection – abrégé IP, SPF ou FPS – affiché sur les emballages indique l’efficacité des crèmes solaires. A titre d’exemple, un IP 20 laisse passer 1/20e des rayons UVB, proportion qui se réduit à 1/50e pour un IP 50. Par conséquent, ils arrêtent respectivement 95% et 98% des UVB.
Les experts ont appliqué les huit produits sur les avant-bras et le dos de dix personnes. Ces dernières ont ensuite pris une douche, avant d’être exposées aux rayons d’une lampe spéciale UVB. A l’aide de réflecteurs et de capteurs, les experts ont alors mesuré l’efficacité de la protection de la peau contre les rayons. Selon les normes européennes, l’écran solaire doit, après la baignade, avoir un facteur de protection solaire au moins égal à la moitié de celui qui est indiqué sur l’emballage.
2. Protection contre les UVA
Les UVA sont les rayons à longues ondes. Ils ne provoquent pas de coups de soleil, mais peuvent aussi causer des cancers de la peau. Les normes européennes exigent que le facteur de protection UVA d’une crème solaire soit au moins égal au tiers de la protection UVB.
Les experts ont appliqué les produits sur du plexiglas transparent qu’ils ont ensuite placé sous un jet d’eau. Ils ont alors estimé l’efficacité du filtre sur la base du rayonnement pénétrant, en comparaison avec le facteur de protection solaire indiqué.
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Il est essentiel que les crèmes solaires soient dotées de filtres anti-UV, chimiques ou minéraux. Les chimiques absorbent et convertissent les rayons UV en chaleur. Les filtres minéraux – ou physiques – agissent telle une barrière et réfléchissent les rayons.
⇨ Filtres chimiques: une fois sur la peau, certains d’entre eux pénètrent plus profondément dans le corps et le sang. C’est le cas de l’octocrylène, une substance jugée tantôt toxique, tantôt allergène. Les crèmes qui en contiennent devraient être utilisées avec parcimonie, surtout pour les enfants. Cela concerne, en l’occurrence, la Sensitive Expert de Garnier Ambre Solaire ainsi que la Light & Invisible Spray de Sun Look.
⇨ Filtres minéraux: certains, comme l’oxyde de zinc ou le dioxyde de titane se présentent souvent sous la forme de nanoparticules. Or, l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques considère que l’inhalation de particules nanométriques est potentiellement cancérigène. Raison pour laquelle il est déconseillé d’utiliser des sprays contenant des filtres minéraux sous cette forme. Leur présence est indiquée dans la composition des produits sous la désignation «nano».