Le stéthoscope et la calculette
En cas de doute sur une facture ou d’incompréhension, la première chose à faire est de contacter le cabinet médical. Les médecins ne réagissent toutefois pas toujours positivement et se font parfois prier pour envoyer une copie du décompte précis.
Pour éviter du papier et des frais de port inutiles, l’idéal serait d’avoir recours au mail, mais tous ne sont pas non plus prêts à franchir le pas. Seuls 7% des patients disposent de ce canal pour dialoguer avec leur médecin traitant. Ce chiffre pourrait toutefois évoluer: à cause du Covid-19, le recours aux courriels a augmenté en flèche.
Brigitte Zirbs est adepte d’une communication active et efficace par courrier électronique sécurisé (ordonnances, bons divers, consultations éclairs), facturé selon le temps consacré: «Il ne faut pas laisser flotter le doute ni faire preuve de susceptibilité exagérée. Dans la mesure du possible, je joins la facture en format électronique à la prescription de manière à assurer une totale transparence des prestations effectuées.»
Si c’est la caisse maladie qui règle la note, il est difficile de revenir en arrière: l’assureur renvoie les patients au cabinet. «Les caisses maladie passent en revue 100 millions de factures par an, dont 5% doivent être corrigées. Ces contrôles portent sur d’autres aspects: erreurs de codage Tarmed, dépassement des prestations autorisées par la LAMal ou facturation de soins non prises en charge», explique Christophe Kaempf, porte-parole de Santésuisse.
Le malaise est important. «Les demandes liées à des problèmes de facturation ont doublé en quatre ans», témoigne Simon Zurich. Notre travail est complémentaire à celui des assureurs.»
En cas de litige, il est aussi possible de s’adresser à la Société médicale de son canton qui endosse le rôle de médiation: dommage d’en arriver là, quand la plupart des acteurs sont de bonne foi.