La dureté variable de l’eau
Dans la nature, le calcaire se trouve sous forme de roches principalement composées de carbonate de calcium. Il se dissout dans l’eau, avec une teneur en calcium et en magnésium – exprimée en degrés français (°fH) – qui varie d’une région à l’autre. On considère qu’une eau est «douce» si sa dureté est inférieure à 15 °fH, «moyennement dure» entre 15 à 25 °fH, «assez dure» entre 25 et 32 °fH, «dure» entre 32 et 42 °fH. Au-delà de 42 °fH, on parle d’une eau «très dure». Pour connaître la dureté de l’eau de son réseau, il suffit de consulter le site internet de sa commune de résidence ou celui du distributeur d’eau local (services industriels, etc.).
En Suisse, l’eau est généralement «moyennement dure» à «assez dure» dans les communes du plateau, alors qu’elle est «douce» à «moyennement dure» dans les régions alpines. Entre deux localités voisines, la teneur en calcaire peut fortement varier en fonction des sources exploitées. Et, en raison de l’interconnexion des réseaux d’eau potable, la provenance – et donc la dureté de l’eau – peut également varier significativement selon les périodes de l’année. Sur le pourtour lémanique, par exemple, certains réseaux sont alimentés alternativement par des pompages dans le lac – (eau plutôt douce provenant des massifs granitiques alpins) ou par des sources situées dans l’arrière-pays qui sont nettement plus chargées en calcaire.