Des forfaits notoirement insuffisants
Le problème du coût des appareils est loin d’être négligeable, car les assurances sociales remboursent très mal les aides auditives. L’assurance-invalidité (AI) ne verse qu’un forfait de 840 fr. pour un appareil ou 1650 fr. pour les deux. Si le prix dépasse le montant du forfait, la différence est à la charge du malentendant. Pour un appareillage total de 4500 fr., il faudra donc débourser de sa poche près de 3000 fr. La contribution forfaitaire peut être demandée tous les six ans, à moins qu’un expert ORL constate une modification notable de l’ouïe. L’AI prend également à sa charge un montant forfaitaire annuel pour l’achat des piles.
L’AVS est encore moins généreuse que l’AI. Elle verse un forfait de 630 fr. pour un appareil et 1237.50 fr. pour deux, mais uniquement tous les cinq ans. Il existe d’autres pistes de prise en charge financière. Il est possible de déposer une demande pour cas de rigueur, qui permet d’obtenir le remboursement intégral des appareillages. «Mais ce droit méconnu est un véritable parcours du combattant», déplore Forom écoute. On peut aussi s’adresser à Pro Infirmis (en âge AI), à Pro Senectute (en âge AVS) ou aux services sociaux de sa région. Certaines assurances complémentaires participent par ailleurs à l’acquisition de moyens auxiliaires. L’introduction du système de remboursement forfaitaire en 2011 n’a guère contribué à faire baisser les prix. Au contraire, ceux-ci restent très élevés en comparaison avec des pays voisins comme la France.