Un traitement coûteux
Un frein au développement de la thérapie par le froid est son coût. Les séances sont facturées entre 40 fr. et 50 fr. et doivent être répétées régulièrement. Plusieurs centres offrent néanmoins la première séance. Différents types d’abonnements sont proposés pour faire baisser le prix moyen de la séance. Certains clients atteints par exemple de fibromyalgie ou de sclérose en plaques optent pour un abonnement annuel illimité. Le hic, c’est que la pratique n’est, pour l’heure, pas reconnue par les assurances. «Les caisses maladie pourraient prendre en charge dans leurs complémentaires une partie du coût d’un certain nombre de séances», espère le directeur d’Hibernatus, Stéphane Rolle. Des discussions sont en cours.
Vu l’investissement élevé qu’elle implique (encadrement, machines, etc.), la cryothérapie constitue plutôt une activité complémentaire pour les préparateurs sportifs, les centres thérapeutiques paramédicaux ou les physiothérapeutes. Les chambres de cryothérapie devraient continuer à se développer, à en croire les acteurs de la branche. Stéphane Rolle a calculé qu’une cabine se justifie pour une population de 5000 à 10 000 habitants. Reste que comme c’est un traitement très court, les gens sont moins enclins à se déplacer. «Nous sommes dans un service de grande proximité», fait-il remarquer.