Horaires scolaires: un non-sens
Le dérèglement de l’horloge interne, à l’adolescence, a des conséquences évidentes sur les bancs d’école: les jeunes somnolent au cours des premières heures de cours et peinent à se concentrer. Une donnée dont les horaires scolaires ne tiennent absolument pas compte: les tout-petits – qui n’ont pas ce problème de décalage – commencent l’école vers 8 h 30, voire 9 h, alors que les plus grands doivent souvent être opérationnels vers 7 h 30. «C’est une aberration totale d’un point de vue biologique!» déplore Tifenn Raffray, directrice du Centre du sommeil de Florimont, à Lausanne.
Cet avis est conforté par plusieurs études qui ont montré que les résultats scolaires des ados sont meilleurs lorsqu’ils commencent plus tard. «On sait que, en repoussant d’une heure le début des cours, les ados sont plus concentrés, plus performants à l’école et moins impulsifs», ajoute Raphaël Heinzer, médecin chef au Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil du CHUV. Et, cerise sur le gâteau, ils dorment en moyenne davantage durant la semaine: «contrairement à ce que prétendent les défenseurs du statu quo, les études ont montré que ce n’est pas parce que les ados se lèvent plus tard qu’ils se couchent plus tard!»