Alimentation En préférant un produit bio à un article bon marché, les consommateurs paient environ 150% plus cher. Globalement, cet écart s’est sensiblement accentué au cours des dernières années.
Le succès du bio ne se dément pas. Sa part de marché en Suisse frôle les 10% pour un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards de francs. Cet engouement profite avant tout aux grands distributeurs Coop et Migros. Alors...
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Le bio coûte plus cher que l’agriculture conventionnelle. Les rendements sont plus faibles, la main-d’œuvre plus nombreuse, auxquels s’ajoutent les coûts des contrôles et de la certification. Les agriculteurs bio devraient logiquement toucher plus que les paysans traditionnels, mais ce sont les détaillants qui semblent tirer le plus grand profit de ces articles. Il y a plus de dix ans, le magazine alémanique K-Tipp soutenait que les marges fixées pour des carottes normales étaient de 25%-30%, mais passaient à 50%-70% lorsqu’elles étaient issues de la culture biologique. Ces chiffres avaient été contestés par Coop et Migros. Les marges que les grands distributeurs s’octroient demeurent toutefois des secrets d’entreprises. La Suisse n’est pas un cas isolé. En France, UFC-Que Choisir, dénonce, dans une étude sortie fin août, le niveau exorbitant des marges brutes sur le bio 75% plus élevées que sur les produits conventionnels. Les différences de prix ne s’expliquent pas forcément par le moindre rendement de l’agriculture biologique, souligne l’association. Pas moins de 41% de l’écart tarifaire est dû à la différence dans les marges appliquées par la grande distribution.
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Les coulisses de notre comparatif
Nous avons comparé les prix des produits biologiques et conventionnels chez Aldi, Coop, Denner, Lidl et Migros. L’article le moins cher a été pris en compte, indépendamment de la marque, de l’origine ou de la qualité. Les prix des paquets de différentes tailles ont été pondérés en fonction du poids. Les gros emballages ne sont pris en compte que s’ils ne contiennent pas plus du double de la quantité requise.