Un outil accessible à tous
En grec, «hypnos» veut dire «sommeil». L’hypnose porte donc mal son nom, car elle requiert une grande concentration. Contrairement aux préjugés, il ne s’agit pas de manipuler le patient en le regardant dans le blanc des yeux, mais de le rendre plus autonome. Bien préparé, il abordera plus sereinement un environnement au premier abord hostile, et ce, sans forcer la dose de calmants. L’imagerie médicale a prouvé que, pendant l’état hypnotique, l’activité des zones cérébrales concernées par la douleur est nettement atténuée.
Chacun a occasionnellement recours à l’hypnose… sans même s’en rendre compte. Exemple classique: prendre sa voiture et arriver au bureau sans avoir conscience d’avoir passé les vitesses, ralenti au feu rouge et traversé trois ronds-points, car on était préoccupé par la séance de l’après-midi.
Le cerveau est en effet capable de faire deux choses en même temps, ou de se dissocier: cette compétence est la base de l’expérience de l’hypnose. Ainsi, en focalisant son attention sur une pensée agréable plutôt que sur une sensation négative, on apprend à se protéger de cette dernière.