Eclairage
Risque, intensité et magnitude
Le risque sismique, réparti sur la carte suisse (voir ci-contre), est calculé en fonction de quatre paramètres. Le tremblement de terre réel, lui, est évalué avec deux échelles: l’une porte sur son intensité, l’autre sur sa magnitude.
1. Risque sismique
⇨ L’aléa sismique mesure la probabilité qu’une certaine accélération du sol se produise à un endroit donné. En Suisse, les zones les plus vulnérables sont le Valais, Bâle et les Grisons.
⇨ La nature du sol, plus particulièrement du sous-sol, est aussi primordiale. Plus il est mou et plus la probabilité des dégâts est importante. Voilà pourquoi les sous-sols rocheux des Alpes ou du Jura sont moins exposés que les sédiments du Plateau (surtout dans les vallées), alors que les remblais et les plaines alluviales proches des fleuves et des lacs sont les plus précaires.
⇨ La vulnérabilité des bâtiments doit être aussi intégrée. Les maisons construites en pierre avant 1850 sont clairement plus risquées qu’un chalet en bois. Idem pour un bâtiment en béton armé construit sur des piliers par rapport à une habitation parasismique conforme à la norme SIA 261.
⇨ Enfin, la concentration de valeurs – clairement plus importante dans les villes que dans les régions rurales – est également prise en considération. C’est ce qui explique que Genève et Zurich, avec un aléa sismique jugé «très faible», sont quand même des zones à risques élevés.
2. Intensité et magnitude
⇨ La magnitude, qui correspond à l’énergie libérée, est mesurée avec l’échelle de Richter, qui monte jusqu’à 9, voire au-delà comme au Chili en 1960. L’échelle n’est pas linéaire: lorsque la magnitude augmente de 1, l’énergie libérée est environ 30 fois supérieure. Le dernier tremblement de terre suisse d’importance (Sierre, 1946) a été mesuré entre 5,8 et 6,1 selon les sources.
⇨ L’intensité du séisme correspond aux dommages qu’il a causés, tant humains que matériaux. En Europe, elle se mesure avec l’échelle EMS 98, qui va de I à XII. Les bâtiments sont faiblement endommagés à partir de VI, les effondrements survenant à partir de VII. Le tremblement de terre de Sierre (trois morts et des dégâts de 26 millions de francs actuels) aurait été noté VIII.