Dégustation Deux proseccos ont tout spécialement charmé notre jury. Et ça tombe bien, puisqu’ils font partie des bouteilles les plus avantageuses de notre sélection.
Les mousseux sont en pleine effervescence. La formule est facile, mais elle traduit une courbe de ventes festive, alors que les vins blancs et rouges tirent la langue sur le plan international. Et l’une des...
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Si le goût de bouchon est un défaut archiconnu, il n’en est pas de même pour le goût de lumière. C’est une anomalie qui touche spécialement les effervescents, mais parfois aussi les vins blancs, voire les rosés. Elle peut entraîner des goûts aussi désagréables et divers que la laine mouillée, le rance ou le chou-fleur.
«C’est un phénomène encore mal cerné, explique l’œnologue Julie Roeslé-Fuchs. On sait qu’il est dû aux rayons UV qui provoquent une photodégradation de certaines molécules du vin. Mais la réaction est très aléatoire au point qu’on ne sait pas exactement pourquoi elle se déclenche ou ne se déclenche pas.»
Ce qu’on peut dire, c’est que certains facteurs peuvent favoriser ce défaut comme les bouteilles en verre blanc qui n’ont pas le même pouvoir filtrant contre les UV. Or, le prosecco que l’on a suspecté d’être affecté par le goût de lumière était précisément le seul mousseux embouteillé dans un verre blanc… De son côté, le consommateur a tout intérêt à réduire les risques en conservant ses vins à l’abri de la lumière.