Dans le détail
Air et chiffons
«L’huile de lin ne présente pas un danger d’échauffement en elle-même. Elle doit absolument être dispersée sur un milieu poreux ou granulaire pour remplir au moins une des conditions nécessaires à l’autoéchauffement», explique la Commission des normes et de la sécurité au travail canadienne. Un risque particulier existe lorsque des chiffons en sont imbibés. L’huile se trouve alors sur un matériau poreux, et est dispersée sur une grande surface en contact avec l’air, ce qui n’est pas le cas dans son flacon. Elle est ainsi susceptible de réagir avec l’oxygène et de s’oxyder. Lorsque plusieurs chiffons sont entassés, par exemple dans un seau, la chaleur dégagée par la réaction d’oxydation ne parvient pas à se dissiper. La température monte, accentuant encore la réaction, jusqu’à atteindre parfois l’auto-inflammation.
L’huile de lin n’est pas le seul produit susceptible de connaître une combustion spontanée. C’est aussi le cas, par exemple, du charbon de bois, des déchets de poisson, de l’huile de foie de morue ou encore de la nourriture pour animaux à base de semoule de maïs.
seb