dégustation L’humagne rouge la plus chère de notre échantillon était également la meilleure des douze bouteilles dégustées à l’aveugle. Sa puissance et sa belle expression du terroir ont fait la différence.
C’est l’une des spécialités emblématiques du vignoble valaisan. Un cépage au caractère sauvage, parfois rustique, qui transpire ses origines alpines. De cette typicité, l’humagne rouge en a tiré sa...
L'accès à ce contenu est résérvé aux abonnés "Bon à Savoir"
Il n’est pas rare que l’on fasse des vins blancs avec des raisins rouges. On parle, alors, de blanc de noir. C’est le cas du pinot noir, par exemple, qui entre dans la composition des champagnes. Plus près de chez nous, les Tessinois en ont fait une spécialité: le merlot vinifié en blanc. On l’obtient en pressant le jus de raisin sans laisser macérer les peaux qui donnent la couleur rouge au merlot classique.
Rien de tout cela avec l’humagne. On suppose que l’humagne rouge a été baptisée ainsi, au début du siècle dernier, pour profiter du succès de l’humagne blanche! D’après les recherches approfondies et les tests ADN menés par le généticien José Vouillamoz, l’humagne rouge a une origine valdôtaine. Chez nos voisins transalpins, on retrouve un cépage identique que l’on nomme «cornalin du val d’Aoste».
Dans ses travaux, José Vouillamoz a pu montrer que le plant d’humagne rouge est issu d’un croisement naturel entre le cornalin du Valais et un cépage inconnu. Bref, il n’a strictement rien en commun avec l’humagne blanche, si ce n’est son nom. Mais sa parenté avec le cornalin est bien réelle.