En détail
Le piège de la retraite anticipée
Les assurances vie mixtes de la prévoyance liée (3a) sont conditionnées par l’exercice d’une activité lucrative. Autrement dit, mieux vaut bien calculer son coup au moment d’en conclure une: si le contrat se termine à 65 ans, qu’advient-il si l’on décide de prendre une retraite anticipée à 62 ans?
Il n’existe malheureusement aucune bonne solution. Tant le rachat de l’assurance – même près de la fin du contrat – que la libération du paiement des primes occasionnent de sérieuses pertes: en 2015, par exemple, un lecteur piégé de la sorte aurait perdu plus de 8000 fr. s’il avait été contraint de racheter son assurance au moment de prendre sa retraite anticipée (lire article «Surprise à la retraite» sur bonasavoir.ch).
Pour minimiser les pertes, il est parfois possible de transformer son contrat de prévoyance liée en prévoyance libre (3b). Mais ce n’est pas le cas chez tous les assureurs, et encore moins en fin de contrat. Chez Zurich, par exemple, sa durée résiduelle doit être de 10 ans au minimum; chez Pax, de 5 ans.
Une solution de secours consiste à poursuivre le paiement des primes jusqu’à son terme, tout en renonçant à les déduire des revenus. Cette solution, choisie par notre lecteur de 2015, lui avait permis de limiter les pertes à 3500 fr. environ. Cependant, si l’assureur est au courant du départ à la retraite de son assuré, il ne devrait pas accepter le versement des primes. En outre, l’autorité fiscale pourrait exiger un rattrapage, notamment parce que ces montants auront été momentanément soustraits de la fortune.