

Indispensable dans la trousse de toilette, un tampon devrait avoir un pouvoir d’absorption maximum pour un prix minimum. Il ne devrait par ailleurs contenir ni substances nocives ni bactéries...










Quand Berne préfère relativiser…
Selon le principe de l’autocontrôle, il incombe au fabricant et au distributeur des protections hygiéniques de vérifier la conformité des produits mis sur le marché. Au début du mois de mars, l’Office de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a quand même fait ses propres analyses. Elles ont révélé des traces de dioxines, un perturbateur endocrinien cancérigène, dans six des huit emballages. Sans préciser le nom des produits incriminés, l’OSAV relativise ce résultat et explique que les concentrations minimes sont inférieures à celles qu’on trouve dans les denrées alimentaires. Berne ne tient toutefois pas compte de l’effet cocktail entre les différents polluants. Lire également «Effet cocktail, le terrible aveu d’ignorance» sur bonasavoir.ch
Nous avons confié l’analyse d’une dizaine de tampons de taille normale à deux laboratoires spécialisés en Autriche et en France. Les experts ont eu recours à des examens chimiques et physiques. La capacité d’absorption a ainsi été mesurée en reproduisant un vagin dans lequel on a injecté un liquide ayant les mêmes propriétés que le flux menstruel.
Les critères du test
Capacité d’absorption
Quelle quantité de liquide les tampons peuvent-ils emmagasiner? Le pouvoir absorbant est-il uniforme? Y a-t-il un risque d’assécher la muqueuse?
Substances nocives
Les experts ont traqué la présence de substances indésirables, telles que le formaldéhyde ainsi que les composés halogènes organiques, parmi lesquels le brome, le chlore et le fluor qui sont irritants et cancérigènes. Ils ont également cherché à identifier les agents ignifuges.
Germes pathogènes
Les tampons contiennent-ils des germes avant usage? Trouve-t-on la trace de bactéries pathogènes, telles que des staphylocoques?