dégustation La qualité globale des douze rosés de gamay a bluffé notre jury. Pas moins de cinq vins ont atteint ou dépassé la barre enviable des 15 points!
Rosé et gamay. L’un comme l’autre font glousser une frange d’œnophiles. Le rosé ne serait bon qu’à colorer les apéros (lire encadré). Le gamay, lui, serait un cépage roturier par la faute de son insoutenable...
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La consommation mondiale de rosé est en plein essor. On estime qu’elle a bondi d’environ 30% au cours des quinze dernières années. Phénomène qui touche pleinement la Suisse aussi: «On sent qu’il y a une demande croissante pour ce genre de vins, au moment de l’apéritif, bien sûr, mais également pour accompagner un plat», confirme Thibaut Panas, chef sommelier au Beau Rivage Palace de Lausanne.
A table, le rosé s’associe particulièrement bien avec la cuisine asiatique, qu’elle soit japonaise ou thaï. «Pour que de tels plats puissent s’exprimer, on a besoin d’un vin gouleyant, pas trop puissant et plein de fraîcheur. C’est pour cela que le rosé est un choix tout indiqué», commente Thibaut Panas.
Il se marie également très bien avec les viandes blanches (veau, volaille), la charcuterie (jambon, saucisson) et les salades estivales. Les crus les plus corsés accompagnent avec bonheur les grillades, notamment. Bref, le rosé a pleinement sa place à table. Et pas seulement à l’apéro.