dégustation Les douze blancs d’assemblage suisses dégustés se tiennent dans un mouchoir de poche. Comme quoi il n’y a pas de vin affligeant, mais pas de nectar exaltant non plus.
Les vins bio prennent décidément un malin plaisir à chambrer les crus traditionnels. Ils placent une fois encore l’un des leur en tête de notre dégustation, après le succès du Château Fonroque parmi les...
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Amateur de pinot gris ou de malvoisie comme on aime l’appeler en Valais? Bonne chance pour trouver le nectar qui correspond à vos goûts! Qu’il soit d’origine alsacienne ou suisse, rares sont les producteurs qui indiquent sur l’étiquette si sa teneur en sucre résiduel est basse (vin sec) ou élevée (vin doux). Cette lacune concerne de nombreux autres crus, à l’image des assemblages que l’on a dégustés. Dommage.
Pourtant, cela fait belle lurette que certaines régions viticoles ont compris la pertinence d’un étiquetage clair en la matière. On pense, en premier lieu, aux producteurs de champagne qui, selon le dosage de leurs mousseux, utilisent jusqu’à sept mentions (extra-brut, brut, demi-sec, etc.) pour orienter le consommateur.
D’autres régions viticoles ont su s’inspirer de cette classification. L’étiquette des vins allemands, par exemple, permet de distinguer les vins secs (trocken), demi-secs (halbtrocken), moelleux (lieblich) et liquoreux (süss). En Suisse, les vignerons-encaveurs de Vétroz ont montré l’exemple avec l’amigne: la sucrosité est représentée par le nombre d’abeilles sur l’étiquette: il peut y en avoir une (vin sec), deux (légèrement doux) ou trois (doux). Gageons que cette formule aussi simple que futée aiguillonne d’autres producteurs suisses.