

Avec un printemps qui n’a pas réussi à aligner deux jours radieux à la suite, les écrans solaires sont tombés aux oubliettes. Mais viendra bien, un jour, où le soleil aura cessé de se cacher derrière les nuages… Et, ce...












Deux laboratoires ont examiné douze crèmes solaires pour enfants d’indices 50 ou 50+ selon les critères suivants.
La majorité des fabricants vendent des lotions avec un indice de protection légèrement supérieur à celui indiqué sur l’emballage. Cette marge de sécurité est importante, car de nombreuses personnes ne mettent pas suffisamment de crème ou pas assez régulièrement. Au fil de la journée, la couche appliquée est, en effet, éliminée par la transpiration, les frottements ou les baignades.
Moins il y a de parfums allergènes, mieux la peau se porte. Avec l’action du soleil, les fragrances peuvent, de plus, créer des sous-produits de dégradation irritants.
Ce conservateur est suspecté d’être toxique pour la croissance et la reproduction. L’Agence nationale française de sécurité du médicament et des produits de santé recommande un plafonnement de sa concentration à 0,4% pour les cosmétiques destinés aux jeunes enfants.
Ces substances sont notamment utilisées par les fabricants pour mélanger de façon homogène eau et matière grasse. Mais certaines d’entre elles accroissent aussi l’absorption par la peau d’autres composés présents dans les cosmétiques. Elles ne sont pas souhaitables dans les laits solaires qui doivent agir à la surface de la peau.
⇨ Des filtres chimiques qui perturbent le système hormonal: les filtres chimiques sont constitués de molécules qui absorbent les UV. Les fabricants prétendent qu’ils sont sans danger. Des études ont néanmoins montré que certains peuvent perturber le système hormonal. Ils sont donc à éviter pour les bébés qui ont une peau particulièrement mince et perméable. Mais, quoi qu’il en soit, les enfants de moins de 1 an ne devraient pas être exposés directement au soleil. La meilleure protection? Des vêtements couvrants ou le choix de l’ombre!
⇨ Des nanoparticules qui entrent par les voies respiratoires: les fabricants optent parfois pour des filtres minéraux qui réfléchissent les rayons UV. Souvent, ils contiennent des nanoparticules qui ne sont pas sans risques. En l’état des connaissances actuelles, ces substances seraient surtout dangereuses à l’inhalation et pas au contact de la peau. Mieux vaut donc ne pas les respirer. Et, si vous préférez les éviter, sortez votre loupe pour dénicher tous les composants qui contiennent le préfixe «nano».
⇨ Un peu de soleil pour engranger de la vitamine D: celle-ci est synthétisée par notre corps sous l’effet du soleil. Les filtres, qu’ils soient chimiques ou minéraux, en réduisent l’absorption. Pour un adulte, il est donc conseillé de s’exposer le visage et les bras sans crème solaire. A condition de ne pas dépasser dix minutes quand l’astre est à son plus haut et pas plus de 30 minutes en début de matinée ou à la fin de l’après-midi. Comme ces recommandations ne s’appliquent pas aux tout-petits, il est important de leur administrer des compléments de vitamine D jusqu’à l’âge de 3 ans.
⇨Une peau bronzée n’exclut pas le risque de cancer: le bronzage est une réponse protectrice de la peau au rayonnement solaire. Si une peau bronzée brûle moins facilement qu’une blanche, une exposition exagérée au soleil augmente malgré tout le risque de cancer.
⇨ L’indice de protection solaire (IPS) peut être trompeur: cet indice indique la perméabilité d’un écran solaire aux UV. Une crème dotée d’un IPS 20 laisse, par exemple, passer 1/20e du rayonnement et en retient donc 95%. Avec un IPS 50, elle en arrête 98%. Si une peau non protégée attrape un coup de soleil après cinq minutes, il lui faudra donc 250 minutes pour être dans le même état avec une crème IPS 50. Pour les adultes, un facteur de protection de
30 est souvent suffisant. Les indices supérieurs donnent parfois un sentiment de fausse sécurité: on s’expose plus longtemps et on oublie de se crémer de nouveau toutes les deux heures.