

On les trouve au rayon cosmétique. Les baumes à lèvres devraient pourtant se mêler aux denrées alimentaires. Car, à chaque utilisation, on en absorbe une partie. «On en mange, carrément!» lâche Christian Surber...














Le Laboratoire cantonal de Bâle-Ville et le Laboratoire SGS Institut Fresenius à Taunusstein (D) ont analysé les quatorze articles selon les critères suivants.
1. Huiles et graisses artificielles
L’industrie cosmétique utilise depuis longtemps de l’huile minérale (paraffine) et du silicone dans ses produits. Leur concentration a été mesurée, sachant qu’ils sont soupçonnés de se déposer dans l’organisme. Les experts en ont profité pour traquer les hydrocarbures aromatiques d’huile minérale (MOAH) qui sont considérés comme potentiellement cancérigènes.
2. Parfums allergènes
Dès que leur concentration dépasse 10 mg/kg, ils doivent être indiqués sur l’emballage. Le laboratoire a recherché toutes les fragrances allergènes et a vérifié si elles étaient correctement déclarées.
3. Filtres UV
Trente filtres UV différents peuvent entrer dans la composition des baumes pour les lèvres. Certains sont suspectés de perturber le système hormonal et d’être allergènes. Les plus problématiques ont été sanctionné par une pénalité de 0.3 point.
A noter que le laboratoire n’a décelé aucun conservateur qui provoque des allergies ou des intolérances.