Les vins bio labellisés ne représentent que 2% de l’assortiment et 2,7% des ventes du commerce suisse de détail. Notre banc d’essai a porté sur des rouges. Deux Vaudois pavoisent.
Frères et cousins du nouveau conseiller fédéral (du même terroir de Bursins), les Parmelin sont tous les deux champions du bio, couronnés par le Grand Prix du vin suisse. Reynald, à Begnins, s’est plusieurs fois...
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Janvier est le mois du vin bio: du 25 au 27 se tient à Montpellier, Millésime Bio, créé en 1993, soit 800 exposants de 14 pays. L’automne passé, son organisateur a publié une étude de l’Institut Ipsos sur la perception du vin bio par les Français, Anglais, les Allemands et les Suédois.
Près de 35% des consommateurs interrogés en boivent. Le vin bio attire les femmes (50,5% des acheteurs) et les jeunes (les moins de 35 ans représentent 23% des consommateurs).
Les Français et les Suédois disent consommer du vin bio d’abord par égard pour l’environnement, les Allemands par réflexe bio et les Anglais «parce que le bio a meilleur goût». Tous se sentent concernés par la traçabilité du produit, l’écrasante majorité étant convaincue «des bienfaits pour la santé» et prête aussi à payer «plus cher pour préserver l’environnement».
Patrick Guiraud, le président de Sudvinbio, affirme que, après les producteurs, «ce sont les consommateurs qu’il faut convertir en leur expliquant les avantages: le respect de l’environnement, la préservation de la ressource en eau, une meilleure sécurité alimentaire et plus d’emplois». Selon une estimation française, il faudrait presque deux fois plus de temps et de personnel pour soigner une vigne en bio ou en biodynamie qu’en viticulture classique.