Le Valais se signale depuis vingt ans par des «spécialités» blanches d’un grand intérêt. Petite arvine et païen se retrouvent dans les rayons des supermarchés.
Notre palmarès.
Des vins blancs valaisans, il n’y en a pas tant que cela dans les supermarchés. Selon le nouvel Observatoire suisse du marché, ce sont les Vaudois qui arrosent les rayons avec leur chasselas (55%), laissant une...
L'accès à ce contenu est résérvé aux abonnés "Bon à Savoir"
Le fendant est du chasselas valaisan à 100%. Mais cette pureté n’est exigée ni pour la petite arvine ni pour les autres spécialités valaisannes (païen-heida, johannisberg, malvoisie, amigne, humagne blanche). Répondant à une députée, le Conseil d’Etat penchait, en août 2014, pour «interdire toute adjonction dans la Petite Arvine AOC Valais». La mesure aurait dû entrer en vigueur «pour les vendanges de 2015». Il n’en sera rien! Le dossier a été renvoyé à l’Interprofession de la vigne et du vin du Valais (IVV). Celle-ci propose une AOC à deux vitesses: des vins AOC avec 15% de coupage autorisé, comme aujourd’hui, et des vins labellisés Valais-Wallis, avec un cahier des charges plus contraignant, notamment des cépages «purs» dans la limite d’une tolérance de 5%. Le gouvernement devrait donner sa réponse sur l’ensemble du projet VITI 2020, et proposer une modification de l’ordonnance sur les vins du Valais, d’abord sur les procédures de contrôle, ensuite, sur des modifications à la production. Ou sur les deux sujets – délicats – à la fois.