Eclairage
Une grande famille…
Dans la tribu des bisphénols, le A est le plus célèbre. C’est aussi le plus étudié, le plus controversé, le plus réglementé. L’annonce de l’OSAV a mis en lumière le F au début du mois de juin. Mais la famille bisphénol est bien plus grande encore et compte dans ses rangs les A, AF, AP, B, BP, C, CII, E, F, FL, G, M, P, PH, S, TMC, Z. Et, pour brouiller encore un peu plus les pistes, il existe encore des bisphénols A diglycidyléther (dit BADGE) et F diglycidyléther (dit BFDGE).
Vous êtes perdus? C’est normal. La famille bisphénol est vaste et ses raffinements sont à la hauteur de la complexité de la chimie actuelle.
Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), en France: «Toutes ces substances partagent une structure chimique commune qui leur confère des propriétés œstrogéniques, c’est-à-dire similaires aux œstrogènes, des hormones synthétisées notamment par les ovaires. Une attention particulière devrait ainsi être portée lors de l’utilisation des bisphénols S, F, M, B, AP, AF et BADGE. En effet, l’activité œstrogénique, qui est commune à cette famille de composés, pourrait s’avérer néfaste pour le consommateur.»
Et puis, il faut garder à l’esprit que, lorsqu’il est écrit sur un emballage «Sans bisphénol A», cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de bisphénol.
CQFD.