Gorgé de soleil, sur la rive gauche du Rhône, tout au sud, le vignoble de Châteauneuf-du-Pape donne des vins rouges riches en alcool et en arômes. Notre palmarès dans les supermarchés.
Qui dit supermarché sous-entend vins de négociant. Et précisément, le négociant Michel Chapoutier, de Tain-L’Hermitage est incontournable dans toute la vallée du Rhône. Non seulement il est propriétaire...
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Le climat (très chaud l’été), le terroir (souvent de cailloux qui réverbèrent la chaleur) et le cépage largement majoritaire (le grenache de petit rendement), sont trois éléments qui font des châteauneufs des vins rouges charnus, suaves et puissants. Mais le style des vins est en train d’évoluer, avec des cuvées d’entrée de gamme prêtes à boire et des sélections de très haut de gamme (à 100 € et plus) en pur grenache, destinées à vieillir. L’égrappage, les températures contrôlées et le retour de la cuve en béton, au détriment des grands fûts ou des barriques neuves, sont autant de facteurs qui jouent sur la structure. Partant, ces rouges ne sont plus aussi tanniques et peuvent être bus rapidement.
L’effet millésime demeure. Depuis 15 ans, 1998 et 2005 restent les plus remarquables millésimes castelpapaux, devant les excellents 2000, 2004 et 2009. Tous sont différents, pourtant. L’AOC a connu des rendements très bas ces dernières années, sous la barre des 35 hl/ha, maximum du décret d’appellation (soit 33 hl/ha en 2011, 30 hl/ha en 2012 et 26 hl/ha en 2013).
Les 2011 ont bénéficié de l’été indien en septembre et de vendanges sous le soleil. Les 2012 ont été «arrosés» par la pluie fin août et fin septembre. En 2013, le grenache a subi au printemps de la «coulure» (fleurs mal fécondées), de sorte que la syrah et le mourvèdre seront plus présents dans les assemblages de base. Quant à 2014, la syrah a dû être récoltée avant les orages de septembre, tandis que le grenache a tenu jusqu’en octobre. Qualité à vérifier dans le verre d’ici à deux ans!