Entre «franc fort» et fort pouvoir d’achat
On le sait, le «franc fort» encourage, chez le consommateur, l’achat de vin à l’étranger. Et le Conseil fédéral va faire passer, le 1er juillet prochain, la franchise douanière de trois à cinq litres de vin par personne, avec une taxe forfaitaire de 2 fr. par bouteille au-delà, en trafic dit touristique.
Quant au fort pouvoir d’achat des consommateurs suisses, il ouvre le marché à des vins de haut de gamme. Il faudrait connaître le prix d’achat réellement payé par les grands distributeurs pour ces vins ibériques, afin de déterminer si les consommateurs suisses ne subissent pas, au prétexte de protéger les vins indigènes, une hausse artificielle des prix des vins importés, qui se traduirait par une marge considérable au profit de l’importateur…
Mais le fait est que le marché suisse est accessible au sommet de la pyramide. Et, s’il y a eu rééquilibrage, en blanc, entre les vins indigènes et les vins importés, ces derniers ont fléchi de 5,7% (à 30,5 millions de litres, sans les stocks) l’an dernier.
En 2012, les vins blancs les plus importés venaient d’Italie (11 millions de litres), devant la France (7,6 millions) et l’Espagne (6,3 millions), soit 70% des importations pour ces trois pays. Considérée dans son ensemble (Espagne et Portugal, ), la péninsule Ibérique (7,8 millions) dépasse donc la France.