

Comme on y passe près d’un tiers de sa vie, mieux vaut s’y sentir bien. Certains le préfèrent souple, d’autres plus dur. Mais il y a néanmoins des critères objectifs qui permettent de distinguer un bon d’un mauvais...











Les matelas ont été confiés au TÜV Rheinland LGA Products de Nuremberg (D) qui a évalué le critère lié à la durée de vie. Pour tous les autres aspects, c’est l’Institut d’ergonomie de Munich qui a été chargé de l’analyse.
1 / Durée de vie: le laboratoire a testé la longévité des onze produits en simulant une durée de vie de huit à dix ans. A cet effet, un rouleau de 140 kg est passé sur chacun d’eux à 60 000 reprises. Les experts ont ensuite mesuré l’amortissement, la dureté et l’épaisseur que les matelas offraient encore pour évaluer leur durabilité.
2 / Enfoncement des épaules: lorsqu’une personne est couchée sur le côté, le matelas épouse-t-il suffisamment la forme de son épaule? En position dorsale, offre-t-il assez de soutien au haut du corps (cervicales notamment) de manière à ce qu’il ne s’enfonce pas trop?
3 / Soutien du corps: le matelas s’adapte-t-il à la ligne naturelle de la colonne vertébrale (double S) en position dorsale?
4 / Zones de confort: comment épouse-t-il les petites parties du corps, telles que la tête ou les talons?
5 / Flexibilité: est-il suffisamment souple pour s’adapter aux différents réglages d’un sommier à lattes?
Notre test démontre que la qualité des matelas est globalement au rendez-vous. Chacun peut donc aisément faire son choix et prendre le temps de tester le modèle qui lui conviendra le mieux. Ce qui est moins réjouissant, c’est que les matelas peuvent également être une source de pollution. En effet, leurs mousses et tissus peuvent contenir des substances potentiellement nocives, notamment dans les produits antifeu.
Les fabricants indiquent que les valeurs inférieures ne sont pas dépassées. Cette bonne nouvelle doit toutefois être nuancée, puisque l’usage de ces produits n’est pas limité aux seuls matelas. Ils entrent également dans la composition de certains meubles, rideaux, matériaux d’isolation, emballages, etc. Dès lors, la question de leur accumulation dans l’environnement et de leur impact sur la santé demeure ouverte.
Ainsi, en attendant l’utilisation de produits non toxiques, il est recommandé de minimiser les risques en aérant durant quelques jours un matelas neuf avant de l’installer sur le sommier et d’y dormir. Cela vaut particulièrement pour ceux destinés aux enfants, qui passent de nombreuses heures au lit et qui, de surcroît, sont plus sensibles.
Enfin, il faut penser à aérer régulièrement son logement en ouvrant grand les fenêtres quelques minutes par jour.
zeb