ÉCOLOGIE
Comment mener la chasse au gaspillage
Le taux d’équipement des ménages en lave-vaisselle n’a cessé de croître au cours des dernières décennies. En 1998, 60% des ménages en possédait un, alors qu’ils sont plus de 80% aujourd’hui. Synonyme de confort, ces machines ont également la réputation de gaspiller l’eau. Mais les améliorations techniques ont permis de réduire significativement leur consommation en eau et en électricité.
Désormais, les plus économes n’engloutissent plus qu’une dizaine de litres d’eau et moins d’un kilowattheure par cycle. Par conséquent, leur fonctionnement est incontestablement plus économique que le lavage à la main. A condition, bien sûr, d’être équipé d’un modèle «éco» et de le faire tourner à pleine charge. Car, s’il n’est rempli qu’à moitié, il consommera autant que s’il est plein, à moins d’être équipé d’une touche «demi-charge». Et, en privilégiant les programmes courts et à basse température, on peut économiser jusqu’à 40% d’eau et d’électricité.
On relèvera encore qu’il est inutile de gaspiller de l’eau en rinçant la vaisselle avant de la passer dans la machine. Il suffit de retirer grossièrement les restes de nourriture et les résidus de sauce.
Satanés phosphates!
Les détergents pour lave-vaisselle posent également des problèmes environnementaux. On estime qu’ils sont à l’origine de 11% des phosphates qu’on retrouve dans les eaux. Dès 2017, la quantité maximale autorisée passera de 2,5 à 0,3 g de phosphates par dose. D’ici là, on peut toujours utiliser un produit «éco» qui en est exempt. Et, si l’on dispose d’un lave-vaisselle «éco» qui exige moins de détergent, on préférera la poudre. Car les tablettes sont dosées pour les modèles standard.