

Grands, mini ou automatiques. A la rose, à la lavande ou encore au citron: la gamme des vaporisateurs d’ambiance disponible sur le marché helvétique est pléthorique. Nous avons donc voulu savoir si ces produits...












Nous avons confié douze désodorisants à l’entreprise Bau- und Umweltchemie à Zurich qui les a analysés selon la norme DIN EN ISO 16000-9. Pour ce faire, les experts ont diffusé le produit selon les instructions du fabricant dans une chambre d’essai de 40 m 3 avec une aération prédéfinie. Les produits ont été pulvérisés à une hauteur de 1,8 m. Les spécialistes ont ensuite mesuré la valeur moyenne d’émission par pulvérisation des substances suivantes.
1 / Concentration totale en composés organiques volatils (COV): utilisés comme solvants dans l’industrie, ils peuvent rendre malade lorsqu’ils sont inhalés en grandes quantités. Ils peuvent provoquer des maux de tête, des allergies, de la fatigue et des insomnies. Les enfants et les personnes âgées ou fragiles sont les plus vulnérables. En Suisse, aucune valeur limite n’a été fixée pour les COV. En Allemagne, le Ministère de l’environnement estime que leur concentration est sans risque pour la santé lorsqu’elle inférieure à 300 microgrammes par m 3.
2 / Microparticules: les particules projetées par les désodorisants peuvent être inhalées. Celles dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres pénètrent profondément dans les poumons où elles peuvent provoquer des inflammations responsables de toux et d’expectorations. Pour les personnes fragiles, cela peut mener à un rétrécissement des voies respiratoires susceptibles d’entraîner des crises d’étouffement.
3, 4 / Substances nocives: le laboratoire a également recherché la présence de substances allergisantes (terpène, éther) et problématiques comme des solvants et des plastifiants.