Tiédeur fédérale
L’année 2014 sera chaude pour les universitaires. D’ici au mois de juillet prochain, le Parlement débattra en effet de l’initiative de l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) qui demande d’instaurer un barème fédéral. L’UNES part du principe qu’il faut 24 000 fr. par an à un étudiant pour «tourner» et qu’il appartient aux pouvoirs publics de veiller à ce qu’il en dispose.
A l’heure actuelle, on estime qu’une bonne moitié des coûts des études est financée par les parents, un gros tiers par les étudiants eux-mêmes et 6% seulement par les allocations de formation. Le montant consacré aux bourses tertiaires, qui est de quelque 200 millions aujourd’hui, devrait augmenter de 500 millions.
Cette initiative n’est pas du goût du Conseil fédéral. Berne a donc concocté un contre-projet indirect qui laisse carte blanche aux cantons. La loi unifierait les critères d'attribution et maintiendrait la clé de répartition des deniers fédéraux… sans toutefois les augmenter.
Comme le projet fédéral ne prévoit pas de montant minimal pour les bourses, il est cependant moins courageux que le concordat déjà signé par treize cantons, lequel fixe le seuil d’une allocation complète à 16 000 fr. Le Centre social protestant vaudois qualifie, par conséquent, le document de «frileux» face à la précarité financière de nombreux étudiants.